NAT Fougère aigle

(Lire d’abord  » Le monde des fougères ».)

Le nom latin de la fougère aigle est Pteridium aquilinum. Le grec « pteris » signifie « aile », vu la ressemblance de la fougère à une aile. Le latin « aquila » signifie « aigle », nom donné vu la ressemblance de la section de la tige à un aigle à deux têtes.

On la retrouve abondamment dans le bois au-dessus de la gare de Florival.

Aucune fougère en Belgique ne ressemble à la fougère aigle ; c’est la plus grande puisqu’elle atteint 2 m de haut. On la dit « cosmopolite » parce qu’on on la retrouve partout.

Elle est envahissante de par ses rhizomes (racines souterraines) qui s’étendent toujours plus loin ; un rhizome peut faire plus de 100 m de long.

Elle disparait en hiver et réapparait au printemps, quand de nouvelles frondes apparaissent. On dirait des longues tiges portant des frondes, mais se sont en réalité les pétioles + rachis (v. « Le monde des fougères ») ; ce qui semble être les frondes sur ces « (fausses) tiges » sont en réalité les pennes. En résumé : la fronde est triangulaire, à pétioles longs et épaisse (pétiole + rachis = 1 à 2 m de haut), découpée en pennes, pinnules et pinnulules.

Elle offre une bonne couverture du sol, diminuant l’érosion, mais elle inhibe le développement d’autres espèces végétales. Une fois installée, on ne parvient plus à s’en débarrasser, à l’instar de la renouée du Japon.

Comme elle se reproduit de façon essentiellement végétative, les sporanges, contenant des spores, sont très rares.

Les fougères aigles sont toxiques et peu consommées par le gibier. De plus, elles pullulent souvent de tiques.

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