ARC Chapelle Robert, architecture extérieure

Relativement profanes en architecture, dont notamment celle d’édifices religieux, nous avons glané quelques informations sur Internet pour mieux décrire la chapelle Robert. Voir en fin de cet article quelques termes utiles. (Merci aux spécialistes d’amender ces informations via notre courriel.)

En 1701, Robert Tiri construit un oratoire dédié à Notre-Dame de Bon-Secours Cet oratoire correspond au chœur actuel de la chapelle.

Partie de la chapelle actuelle (le chœur) correspondant à l’oratoire à l’origine (1701).

C’est ±150 ans plus tard, vers 1850-60, que l’oratoire est transformé en chapelle. Le chœur de la chapelle actuelle correspond à l’ancien oratoire. Et la nef de la chapelle constitue la partie agrandie. Nef et chœur ont à peu près la même longueur, mais la nef est ±2 fois plus large que le chœur.

Schéma de la chapelle Robert : chœur (1701) et nef (1850-1860).

La nef est en style néo-gothique (caractérisé notamment par ses voûtes), construite en briques locales et embellie de quelques pierres.

« Mur pignon » et portail de la Chapelle Robert : B=Battants, I=Imposte (=Fr=Fronton), M=Montant (=P=Piédroit) composé de Ch=Chaînes et surmonté de S=Sommier (=I=Imposte), A1=Arc brisé = ogive, A2=Archivolte (composée de C=Clavaux).

On pénètre dans la chapelle en enjambant un seuil de deux marches par un portail à double battant en chêne. Le double battant est surmonté de l’imposte (ou fronton ogival) également en chêne. Le fronton est surmontée d’un œil de bœuf, lui-même surmonté d’une pierre (dalle) blanche (v. « HIS Chapelle Robert, histoire à l’origine »).

La chapelle est construite sous bâtière (c.-à-d. deux pans de toit) en tuiles. Le pignon est orné de trois pinacles de pierre de Gobertange, de réemploi.

Pignon de la chapelle Robert. Po=Pignon, Pa=Pinacles, O=Oculus = œil-de-boeuf, D=Dalle (= pierre) commémorative, T=Toit en bâtière (ou tout simplement « bâtières »).

Les quatre fenêtres dans les murs gouttereaux (deux dans la nef et deux dans le chœur) sont en arc brisé sous archivolte (tout comme le portail, caractéristique du style néogothique).

« Mur gouttereau » et une des quatre fenêtres en arc brisé sous archivolte. Fe=Fenêtre, A1=Arc brisé = ogive, A2=Archivolte (composée de C=Clavaux), G=mur Gouttereau, T=Toit en bâtière.

L’extrémité du chœur de la chapelle est appelé « chevet » ; il se situe derrière l’autel. Il est constitué de trois pans (face d’un ouvrage de maçonnerie) aveugle (c.-à-d. « sans fenêtre »).

Arrière de la chapelle. Chevet constitué de trois pans aveugles. T=Toit en bâtière.

TERMINOLOGIE (* réfère à une autre définition) :
A1=Arc brisé (= ogive) (= a. angulaire) : Voûte*en forme d’arc à angle aigu, au-dessus d’une porte ou d’une fenêtre.
A2=Archivolte : Moulure encadrant un arc au-dessus d’une porte ou fenêtre. (N.B. Dans le mot « archivolte » ou retrouve les mors « arc » et « voûte ».)
B=Battant : Partie mobile de la porte.
Briques chaulées.
C=Claveau : Chacune des pierres formant l’archivolte.
Ch=Chaînage ou chaîne : armature empêchant l’écartement de murs: 1) soit un appareil intérieur pour empêcher l’écartement des murs ; 2) soit des moellons formant l’angle de deux murs afin de les consolider.

Chaînage de part et d’autre du portail de la chapelle Robert : Les pierres qui le constituent ont été peintes en blanc, les éclipsant donc. Peut-être pourrait-on proposer de les laisser « à l’état naturel » pour mieux comprendre ce que « chaînage » signifie et a pour but.

Chaîné : « qui fait le chaînage ».
Chevet : <°Lat. ‘caput’ « tête ». Extrémité d’une église, derrière l’autel.
Chœur : Partie de l’église où se trouve le maître-autel.
Comble : Espace situé sous la toiture.
D=Dalle (= pierre) commémorative.
Fe=Fenêtre
Fr=Fronton = imposte : Partie supérieure indépendante (fixe ou ouvrante) d’une porte ou d’une fenêtre.
G=Gouttereau (mur-) : Mur portant le versant de la toiture et recevant les eaux (par opposition au mur pignon). (NB. Dans le mot « gouttereau » on reconnait le mot « gouttière »… supportée par ce mur.)
I=Imposte = fronton : Partie supérieure indépendante (fixe ou ouvrante) d’une porte ou d’une fenêtre. Terme également utilisé pour désigner le « sommier ».
I=Imposte ou sommier : Pierre constituant le premier claveau de l’arc, posé sur le piédroit. Terme également utilisé pour désigner l’imposte (ou le fronton).
M=Montant ou piédroit : Maçonnerie verticale supportant la voûte.
Nef (simple-) : <°Lat. ‘navis’ « navire ». Partie de l’église s’étendant de la porte principale au chœur. (« Simple » vu l’absence de bas-côtés (= vaisseaux collatéraux), auquel cas la nef centrale s’appelle « vaisseau central »).
O=Oculus = œil-de-bœuf : <°Lat. ‘oculus’ « œil ». Fenêtre ronde.
O=Œil-de-bœuf = oculus oculus : Fenêtre ronde.
Ogival : qui se rapporte à l’ogive.
Ogive = arc brisé.
P=Piédroit ou montant : Maçonnerie verticale supportant la voûte.
Pa=Pinacle : <°Lat. ‘pinna’ « créneau ». Partie la plus élevée d’un édifice (synonyme de faîte).
Pan : Face d’un ouvrage de maçonnerie.
Po=Pignon : Partie supérieure triangulaire du mur d’un bâtiment servant à donner des versants à un toit.
Portail ou porte.
S=Sommier ou imposte : Pierre constituant le premier claveau de l’arc, posé sur le piédroit (= montant).
T=Bâtière (Toit en-) : Toit à deux versants opposés, en forme de bât. (Bât <°Lat. ‘bastare’ « porter » à bât : « ce qui porte ». Accessoire, p.ex. posé sur un cheval et épousant la forme de son dos), permettant de porter de lourdes charges.)
Voûte : Ouvrage de maçonnerie cintré et formant un arc (constitué du sommier et des clavaux).

Commentaires, amendements… ? gelura@proximus.be, M.-Ch. & J.-Fr. Misonne, https://www.gelura.be/ccr

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