HIS Chapelle Robert, histoire contemporaine

Dilemme… la chapelle Robert dépendait au départ de la paroisse de Bossut, puis de Pécrot, mais elle est construite sur un terrain qui ne lui appartient pas.

Par un acte notarié de 1823, le propriétaire du terrain (nom à préciser) concède à la fabrique d’église de l’époque (c.-à-d. Bossut) un « droit de superficie » sur la Chapelle Robert.

Par un Arrêté Royal du 29.04.1857, la juridiction de l’église St-Antoine de Pécrot s’étend à la parcelle cadastrée « Bossut-Gottechain, Section A 148 A », sur laquelle est construite la chapelle Robert.
Dès lors, la chapelle Robert ne dépend plus de l’église Notre-Dame de Bossut, mais bien de l’église St-Antoine de Pécrot.

Parcelle cadastrale de la parcelle sur laquelle est construite la chapelle Robert.

Un rapport de réunion du 02.10.1949 de la Fabrique de l’église St-Antoine (dont le secrétaire n’est autre que son curé l’abbé André Cremers) se réfère à cet écrit.

Lettre de Marc van Overbeke (05.07.1949)

Un rapport de réunion du 02.10.1949 de la Fabrique de l’église St-Antoine se réfère à cet écrit.

Procès-verbal du Conseil de Fabrique de Pécrot (02.10.1949).

Ces écrits stipulent qu’en contrepartie de l’abandon du droit de superficiaire à la fabrique d’église de la paroisse dont la chapelle relève, il revient à ladite fabrique d’entretenir le bâtiment. Cette condition est respectée de manière incontestable :

  • En 1947 quand, suite aux dégâts liés à la 2e guerre mondiale, c’est bien la fabrique d’église (en particulier son curé, l’abbé André Cremers) qui prend en charge la réparation de l’oratoire (et non les propriétaires du fonds).
  • En 1999 quand, suite à la chute d’un arbre sur la toiture de la chapelle, la compagnie d’assurance du propriétaire du fonds boisé prend à sa charge la réparation de la chapelle, considérant que celle-ci appartenait bien à un tiers, en l’occurrence la fabrique d’église. De fait, si le terrain et la chapelle avaient appartenu au même propriétaire, l’assureur aurait refusé d’intervenir.

Le même écrit stipule également qu’en contrepartie de cet abandon du droit de superficiaire, « l’exercice du culte est régulièrement maintenu à la chapelle Robert ».

Sensible au maintien d’une vie, notamment spirituelle autour de l’oratoire, la famille Terlinden, descendante de Marc van Overbeke et propriétaire du terrain (appelé « fonds ») sur lequel est construite la Chapelle Robert, cède cette parcelle à la commune de Grez-Doiceau pour 1 € symbolique en date du 18 février 2020.

Cession de la Chapelle Robert par la famille Terlinden à la Commune de Grez-Doiceau.

Ainsi prend fin des questionnements récurrents à propos des responsabilités des uns et des autres en matière d’entretien et de restauration de la Chapelle Robert. Encore que…
….Point restant à élucider : D’une part, la chapelle appartient à la fabrique d’église de Pécrot. D’autre part, le terrain sur laquelle elle est construite a été cédée à la commune de Grez-Doiceau pour 1 € symbolique. A qui incombera donc la responsabilité de son entretien à l’avenir ? De fait et si nous comprenons bien, la chapelle appartient à la paroisse de Pécrot mais la parcelle sur laquelle elle est construite appartient à la commune. Nous espérons recevoir la réponse à cette énigme.

Bien que nous ayons déjà une partie de la réponse à cette question. Durant l’été 2020 (avant même que la commune n’acquiert le terrain), les ouvriers communaux de Grez-Doiceau ont remarquablement rénové cette jolie chapelle, qui fait la fierté des Pécrotis.

Crédits : Merci à la famille Terlinden (descendants de Marc van Overbeke) pour ses informations et ses archives familiales. Sans oublier son geste concernant la cession de la parcelle de terrain de la chapelle de Robert Tiri, vielle de 320 ans en 2021, et ayant connu bien des propriétaires.

Commentaires, amendements… ? gelura@proximus.be, M.-Ch. & J.-Fr. Misonne, https://www.gelura.be/ccr

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