NAT Fleurs de graminées… pas si simple

Au bout de la rue de la Chapelle Robret… (ou plutôt au début puisqu’on est au N°1 de la rue), monter le petit chemin entre la rue Snaps  (à gauche) et le chemin des Étiques (tout droit). Après une cinquantaine de mètre, on longe quelques maisosb sur notre gauche et des prairies sur notre droite. C’est le moment de parler des graminées ; on aurait pu le faire au niveau de la Chapelle Robert, non loin des champs de froment (dit erronément « blé », d’escourgeon et autres céréales, toutes étant des graminées).

Il y a quelques minutes, on se proposait de dessiner une fleur… « classique ». Pas difficile, même en considérant ses sépales, pétales, étamines et pistil(s).

A présent, proposons de dessiner une fleur… « de graminée ».

Oups ! Nettement plus compliquée. Mais on peut y arriver… toujours en considérant ses sépales, pétales, étamines et pistils, comme chez des « fleurs classiques… mais très miniaturisées« .

BON à savoir : chez les graminées, les « sépales » sont appelés GLUMES et les « pétales » sont GLUMELLES. Voici un schéma qui devrait rendre plus compréhensible cet « ensemble de minuscules fleurs (inflorescence) appelé ÉPILLET.  Et un ensemble d’épillets forme… un ÉPI, que tout le monde connait. Ouf… on y est arrivé.

Fleur « classique » (à gauche) et fleur(s) « de graminée » (à droite)

Une petite particularité : les quelques (mini-)fleurs ont chacune leurs « pétales » (glumelles) mais les « sépales » (glumes) sont communes à ce petit « groupe » de fleurs (3, 5… ou plus ou moins).

Observons une graminée de près. Pour « voir plus grand », on pourrait prendre (au printemps ou en début d’été) un épi de froment dans un champ un peu plus loin que la chapelle Robert. Comme on vient de le voir, cet épi rempli d’épillets, dont nous en observons un à la loupe. On voit bien ses minuscules fleurs (p.ex. 5 fleurs assemblées) sur lesquelles on reconnaît l’anatomie de la fleur « classique », dont les « sépales » (glumes) et les « pétales » (glumelles). En voici une photo :

Épillet et l’une de ses fleurs

En fonction du port des fleurs (inflorescence) sur la plante, on pourra identifier l’espèce observée, comme p.ex. une inflorescence :
– en forme d’épi (le ray-grass si fréquent de nos gazons),
– en faux-épi (fléole et vulpin omniprésents),
– ou étalée = paniculée (jolis bromes et pâturins, également très présents).

Nous verrons cela de plus près quand nous serons entre l’étang de Pécrot et Florival, là où il y a des roseaux (= phragmites) et des baldingères.
Nous verrons d’autres plantes appartenant au « roupe des graminées » appelé « monocotylées » : les joncs et les laîches.

Commentaires, amendements … ? gelura@proximus.be, M.-Ch. & J.-Fr. Misonne, https://www.gelura.be/ccr/