NAT Fleurs… puis fruits

Vous êtes-vous déjà posé la question de savoir si la pomme ou la poire que vous mangez est un vrai fruit ou un faux fruit ?

Réponse instictive : « C’est un vari fruit ». Réponse correcte : « C’est un  FAUX fruit » et on va comprendre pourquoi.

En observant un coquelicot, une graminée, un plantain ou plutôt leurs fruits, un gland de chêne, une baie de merisier…, on a une magnifique occasion d’aborder le très intéressant chapitre de la classification des fruits. Faisons chacun en petit exercice : dessinons une fleur sur un papier blanc et examinons nos dessins. Voici un exemple, qui va nous permettre de voir comment cette fleur se transforme en fruit

Dessine-moi un fleur

FAUX fruit. « L’organe femelle de la fleur (le pistil) est enveloppé par le réceptacle. »

Réceptacle  = partie de la plante qui porte la fleur (= le calice (sépales) + la corolle (pétales) + la partie femelle de la fleur (pistil) + la partie mâle de la fleur (étamines).

C’est le cas des pommes et des poires qui sont donc des « faux fruits ». Mais également les fraises.

VRAI fruit. « Seul l’organe femelle de la fleur (le pistil) se transforme en fruit. »

Ex.1 pour une cerise : on y retrouve l’exocarpe = épicarpe (la peau), le mésocarpe (la partie juteuse) et l’endocarpe (la partie lignifiée du noyau). (NB. Épicarpe + mésocarpe + endocarpe = péricarpe.) À l’intérieur du noyau se trouve l’unique graine.

Ex.2 pour le raisin : on y retrouve plusieurs graines (les pépins).

C’est également le cas des mûres (ou plutôt mûrons) dont on se délecte en août en les cueillant sur les ronces.

Question AVEC réponse

Si un pommier de variété « A » se croise avec un pommier de variété « B », il est normal qu’on « goûte » la variété « B », puisque le « fruit goûté » vient du réceptacle de la variété « B ».

Il s’agit en effet d’un FAUX fruit où seuls les pépins sont des « mélanges » de la variété « A » et de la variété « B ».

Question SANS réponse ($$$ appel à l’équipe…)

Si un prunier de variété « A » se croise avec un prunier de variété « B », POURQUOI « goûte-t-on » la variété « B » ?

De fait et puisqu’il s’agit d’un VRAI fruit, on s’attendraitr à ce que celui-ci soit un « mélange » des variétés « A » et « B ». Si vous connaissez la réponse, merci de nous en faire part…

Commentaires, amendements … ? gelura@proximus.be, M.-Ch. & J.-Fr. Misonne, https://www.gelura.be/ccr/