NAT Pas plus de trois lianes en Belgique ?

Qu’entend-on donc par LIANE ?

On connait tous des plantes grimpantes comme celles-ci :

Plantes grimpantes NON ligneuses… n’étant donc PAS des lianes

Il s’agit du houblon et du liseron, qu’on rencontre au cours de nos balades. Mais ces plantes grimpantes ne sont PAS des LIANES ! Pour être appelées « LIANE« , il faut que la plante soit LIGNEUSE (c.-à-d. « de la nature du bois »). Or le houblon et le liseron, et bien d’autres plantes grimpantes…, ne sont pas ligneuses

Il n’existe que 3 lianes en Belgique : Le lierre, le chèvrefeuille et la clématite des haies. Ces trois plantes sont « grimpantes (ou rampante) » ET « ligneuses ».

1) Le lierre (Hedera helix) est une liane grimpante ou rampante. Il prend appui sur un support (mur, arbre, clôture…) et s’y élève. Sans rien y prélever comme on le croit erronément. Il ne s’agit donc pas d’un parasite physiologique (comme p.ex. le gui qui prélève sa nourriture aux dépens de son hôte). Son seul inconvénient est de s’agripper à l’écorce par ses racines-ventouses et de provoque son décollement vu son poids. Le lierre est une plante « hétérophylle »… Qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire ? « Hétéro » signifie « différent » et « phylle » signifie « feuilles ». Le lierre possède donc des « feuilles différentes ».

Les deux sortes de feuilles du lierre

Les feuilles des rameaux fixées (au sol ou sur un support) sont alternes, lobées et palmées. Celles des rameaux libres sont de forme plus ou moins losangique.

Seuls ces rameaux libres fleurissent : les fleurs apparaissent en septembre-octobre, groupées en ombelles terminales et sont hermaphrodites de couleur jaune-verdâtre. Les fruits sont des baies vertes, puis noires, renfermant 3 à 5 graines et murissant au printemps de l’année suivant la floraison. Ils constituent un « garde-manger » précieux pour les oiseaux, quand il n’y a plus d’autres fruits à leur disposition.

Le chèvrefeuille (Lonicera periclymenum) est une liane dont les tiges envahissent les jeunes arbres ou taillis et peuvent devenir nuisibles. La tige est appelée « sarmenteuse », c.-à-d.  ligneuse et s’élevant en s’enroulant autour d’un support, en formant une spirale plus ou moins serrée. Le chèvrefeuille enserre son support, le tronc, et entraine une déformation de celui-ci que les forestiers appellent la « fibre torse ». Les feuilles sont opposées, entières, courtement pétiolées. Les fleurs sont en petits bouquets apparaissent en juin, très odorantes ; sentir leur parfum quand on se promène à cette époque est un véritable plaisir. Les fruits sont des baies ovoïdes de couleur rouge.

La Clématite des haies (Clematis vitalba) est une liane appartenant à la même famille botanique que la renoncule. On l’appelle vulgairement  » herbe aux gueux » car au moyen âge, les mendiants s’occasionnaient d’affreuses plaies en frottant les feuilles sur leur peau, espérant ainsi susciter la pitié. On la rencontre dans les haies et les talus ensoleillés. La tige peut atteindre la grosseur d’un bras et ressemble à de gros cordages ; elle est cannelée et se tord sans casser. Les rameaux sont fins et souples, creusés de 6 canaux longitudinaux. Les feuilles sont composées (5 à 7 folioles) opposées et longuement pétiolées. C’est leur pétiole qui s’enroule autour de leur support. Les fleurs hermaphrodites sont groupées en petites grappes. Elles n’ont pas de pétales (qui forment une corolle) mais 4 sépales blancs (qui forment le calice), et de nombreuses étamines. Les fruits sont des akènes (fruits secs indéhiscents). En automne, on peut observer des masses cotonneuses (les fruits) qui font penser à des boules plumeuses, appelés « cheveux de la Vierge ».

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